Salle D’étalonnage ECLAIRCOLOR / ONYX SAMSUNG

12
Nov

La société Eclair vient d’équiper une des salles d’étalonnage de ses locaux de Vanves avec un écran émissif à Led Samsung Onyx. Une soirée de lancement de ce nouvel équipement a été organisée le 7 novembre 2018.

L’aimable invitation précisait que nous étions sollicités pour découvrir la nouvelle technologie de Samsung, l’Onyx Cinema LED, en précisant que cet affichage sera boosté avec la solution EclairColor HDR !

La démonstration, bien que fort brève, fût intéressante. La salle est équipée de la solution Onyx de 5,00 m de base. L’écran est impressionnant, c’est indéniable. Cependant, la démonstration nous a laissés sur notre faim (malgré l’excellent buffet qui a précédé).

C’est bien plutôt à une nouvelle démonstration de la solution EclairColor à laquelle nous avons assisté, avec cependant l’apport très important d’une réelle luminance augmentée, dont nous allons reparler.

Première sensation : noir, c’est noir, on ne peut plus le nier. C’est un peu troublant, car nous n’y sommes point habitués, mais on sent vraiment ce que cela va permettre dans la création artistique. Dès qu’il y a un peu de lumière, de tels noirs n’existent pas dans la vraie vie, mais ce sera le talent des étalonneurs que de permettre de gérer cette profondeur.

Malheureusement, les extraits qui nous ont ensuite été présentés étaient essentiellement soit d’images de synthèse ou de VFX très marqués, soit d’images très dynamiques. On retrouve ici les insuffisances des démonstrations audio où on nous assomme de niveaux sonores excessifs, alors que c’est la petite musique douce qui nous permettra d’apprécier toute la finesse de la chaîne sonore. Mais bon, EclairColor oblige, nous sommes chez Eclair, nous avons donc pu constater l’énorme dynamique de lumière que l’écran permet, avec les 300 cd/m² sur lesquels la diffusion (j’allais écrire projection) était calée.

Mais qui peut le plus peut le moins, et tout comme le mixeur n’utilise pas les 144 dB de dynamique potentielle du son 24 bits, l’étalonneur là encore aura la réelle possibilité de caler son image là où elle sera la meilleure, sans exagérer. Avec une petite réserve, car au bout des 10 minutes de diffusion, personnellement mes yeux commençaient à réclamer des lunettes de soleil (et ce n’est pas une boutade). Donc, oui, messieurs les étalonneurs, n’abusez pas des bonnes choses !

Un vrai regret : que Eclair ne dispose pas d’image de films « normaux », autres que des images de synthèse ou très retravaillées. Les rendus sur une peau, une pénombre, une ambiance moins caricaturale que les mondes oniriques permettront de mieux évaluer ces nouvelles solutions. Mais cela va bientôt venir.

Cette démonstration nous a également rajeunis, car les observations portées sur cette rupture technologique rappellent avec force celles de la précédente rupture, celle du passage à la projection numérique.

Qu’on le veuille ou non, le monde avance, il nous reste à être vigilant et à ne pas nous laisser dominer par la technologie, mais à s’en servir juste ce que de besoin.

Alain Besse

 

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