Les rencontres du 25 novembre 2021

Cette nouvelle édition baptisée 2021, L’Odyssée du cinéma reviendra sur les changements opérés au cours des deux dernières années et comment le secteur cinématographique a dû se réinventer pour offrir de nouvelles perspectives.

Le fort développement des plateformes implique des tournages et plannings de plus en plus serrés. Le travail à distance s’est considérablement développé et a été démocratisé, aussi bien en préparation qu’en tournage. Par ailleurs, la crise écologique nous incite à préparer la nouvelle vague et à fabriquer de façon plus écoresponsable.

La Covid a mis à mal l’ensemble de la production audiovisuelle française et mondiale. Comment les équipes se sont adaptées à cette nouvelle situation ? Quels impacts sur les préparations de tournage ? Quelles nouvelles habitudes, notamment en matière d’écologie, ont dû être prises sur les plateaux et comment la situation sanitaire a totalement bouleversé notre manière de produire des fictions ? Ecomanager, scripte, directeur de la photographie partagerons avec nous leurs expériences et la façon dont ils abordent le cinéma de demain.

  • La table ronde « La Préparation / tournage – La fureur de vivre » était modérée par Odile Levasseur (Cineklee) et a réuni : Jean Roch Bonnin (fondateur de la Ressourcerie du cinéma), Laurence Couturier (scripte), Xavière Protat (régisseuse d’extérieur), Pauline Gil (référente en éco production et responsable adjointe du Département production / réalisation à la CST ) et Jean Poisson (directeur de la photographie).
A l’image de la production, la postproduction a été particulièrement impactée par la situation sanitaire. A travers les regards de cinq acteurs structurants (Technicolor, Polyson, L’image retrouvée, MacGuff, Hiventy), nous découvrirons comment le secteur s’est adapté, a su faire preuve de résilience pour mieux appréhender à la fois le présent et l’avenir.
  • La table ronde « La postproduction – Les Temps modernes » était modérée par Audrey Kleinclaus (M141) et a réuni : Benoît Provost (directeur général adjoint – Hiventy), Didier Huck (vice président – Technicolor), Davide Pozzi (directeur – L’image retrouvée), Rodolphe Chabrier (président – Mac Guff), Kévin Stragliati (responsable technique image- Polyson) et Charles Bussienne (responsable technique son – Polyson).
Comment distributeurs et exploitants ont dû, chacun dans leurs métiers, s’adapter et envisager la suite face aux tendances accélérées par la crise sanitaire (la digitalisation de la société en général, la croissance des plateformes qui a modifié les habitudes du public, l’offre et l’exposition des films en salles). L’occasion de dresser un bilan chiffré, revenir sur les périodes fastes et troublées de ces deux dernières années tout en regardant vers les perspectives du marché. Un regard à la fois économique et technique à travers les retours de distributeurs et d’exploitants.
  • La table ronde « L’exploitation / distribution – Soyez sympas, rembobinez » était modérée par Cécile Vargoz (Boxoffice) et a réuni : Eric Marti  (general manager France – Comscore), Jean-Piere Boiget (directeur d’exploitation – studio Canal), Judith Reynaud (gérante – Cineparadis), Yves Sutter (directeur général – Cinéville) et André Labbouz (directeur technique – Gaumont)
Les Rencontres de la CST ont été clôturés  par le directeur du numérique du CNC, Vincent Florant.

Les rencontres du 3 octobre 2019

La passion du cinéma se retrouve dans toutes les étapes de la fabrication d’un film, dans chaque département. L’échange entre la technique et la réalisation est au coeur même de tout processus de création. L’audiovisuel, le cinéma n’y échappent pas. Et peut-être qu’une des spécificités de l’élaboration d’un film, réside dans le fait que chaque technicien, du stagiaire au chef de poste, peut magnifier le film ou remettre en cause le travail de toutes les équipes. Aussi, cette année, les rencontres de la CST ont eu pour thème ce rapport essentiel entre la technique et la réalisation, à tous les stades de la fabrication d’un film.

La préparation, moment où chacun peut encore rêver à tous les possibles. Le tournage, combat incessant contre le temps et les imprévus. La postproduction, devenue quelquefois une sorte de monstre du Loch Ness aux pouvoirs destructeurs ou bienfaiteurs. Bien sûr, personne n’ignore (y compris le réalisateur) que tout cela a un coût fixé par un devis non extensible et toujours insuffisant. Alors il va falloir imaginer, être créatifs pour transformer les contraintes en bonus et ne pas perdre le film en cours de route. Car il y a une autre spécificité au cinéma : c’est souvent la cerise qui fait le gâteau. Le détail coûteux à fabriquer qui va rendre la scène, et peut-être le film, inoubliables. Durant trois tables rondes, dix-neuf intervenants ont échangé pour explorer la complexité de ce rapport « technique-réalisation» qui a tant de conséquences sur le résultat final. 150 personnes se sont retrouvées au cinéma Les Fauvettes, toute la journée du 3 octobre 2019, journée qui était clôturée par un cocktail et une projection.

  • La table ronde « La Préparation – La porte du paradis » était modérée par Jean-Marie Dura et a réuni : Béatrice Chauvin-Ballay (directrice de production, ADP), Quentin Lazzarotto (réalisateur), Laure Monrréal (assistante réalisatrice, AFAR, CST), Jean-François Richet (réalisateur) et Judy Shrewsbury (créatrice de costumes).
  • La table ronde « Le tournage – mission impossible » était modérée par Angelo Cosimano et a réuni : Gérard Krawczyk (réalisateur, CST), Rémy Chevrin (chef-opérateur Image, AFC, CST), Joëlle Keyser (scripte), Jeanne Labrune (réalisatrice) et André Rigaut (chef-opérateur Son, AFSI).
  • La table ronde « La postproduction – mon nom est personne » était modérée par André Labbouz et a réuni : Nicolas Boukhrief (réalisateur), Lydia Decobert (Cheffe monteuse), Camille Duvelleroy (réalisatrice de productions interactives), Philippine Gelberger (productrice exécutive en animation et projets hybrides), Cyril Holtz (mixeur, ADM) et Stéphane Thiébaut (mixeur, ADM).