You are currently viewing CRITIQUE FLASH FEATHERS – SEMAINE DE LA CRITIQUE

CRITIQUE FLASH FEATHERS – SEMAINE DE LA CRITIQUE

Feathers de Omar El Zohairy

Feathers est un film totalement atypique, très original dans son histoire. Au premier degré, l’évènement de départ – absurde et surréaliste – prête à sourire ; voire à rire, comme l’a prouvé la réaction de la salle lors de la projection. Le ton de la comédie s’éteint tout aussitôt pour nous embarquer dans le récit d’une descente aux enfers d’une cruauté cynique. D’après moi, cet événement absurde n’est qu’un prétexte pour nous dresser le portrait de l’Egypte ; un des pays les plus pauvres du monde, et du peuple qui l’habite et essaye d’y (sur)vivre comme il peut.

La misère y est telle que tout devient un moyen de gagner un peu d’argent pour survivre. En plus de la pauvreté globale, le film nous montre aussi la condition des femmes dans un pays gouverné par les hommes et par l’argent (ou plus précisément, par le manque d’argent).

Film finalement très dur à avaler, Feathers montre quelques longueurs, et l’on passe surement à côté d’allégories, de symbolismes et d’influences. Mais la mise en scène (en plans fixes), la photographie et le jeu des comédiens embarqué dans cette terrible histoire font du film une petite pépite cinématographique.

A plusieurs reprises, Omar El Zohairy nous montre des échanges d’argents en gros plan, comme si le monde (ce monde) en était réduit à tout marchander, y compris la vie des hommes et l’existence même.

Robin Entreinger